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Quel est l’intérêt d’un cahier des charges pour un Responsable Formation ?

Lorsqu’on débute un nouveau projet de Digital Learning, la notion de cahier des charges peut faire peur. Généralement, toutes les actions administratives à effectuer sont envisagées, avant même de se lancer dans la rédaction. On pourrait croire qu’il est contre-intuitif à l’heure des méthodes agiles et de cette volonté des entreprises d’aller plus vite dans la conduite de projet.

Mais au contraire ! C’est en commençant par un cahier des charges clair, qu’un bon projet de Digital Learning peut être conduit de la meilleure des manières, en y intégrant l’ensemble des parties prenantes. 

Lors de l’un de nos webinars animé par Philippe Lacroix, fondateur d’IL&DI, et accompagné de Gaël Dizet, fondateur de DG LEARN et ex-Digital Learning Manager chez SFR, nous nous sommes questionnés sur plusieurs points :

  • Pourquoi le cahier des charges est-il un support indispensable à la bonne exécution d’un projet ?
  • Comment peut-il être un support de communication efficace pour le Responsable de Formation ?
Le cahier des charges, garde-fou du projet

Le cahier des charges ne vous enfermera jamais dans la bonne conduite de votre projet. Il faut le voir comme un moyen d’établir un plan d’action clair, afin de vérifier que votre solution est adaptée à la problématique de l’entreprise.

Cadrer pour mieux cerner le besoin 

Avoir un cadre vous permettra d’éviter notamment les dérives, en terme de coût et de délais. C’est une garantie sur la qualité de la formation qui sera délivrée. Ce document doit être un support pour se remettre en question avant même d’avoir démarré votre projet de Digital Learning. Cette nouvelle formation correspond-elle aux attentes des commanditaires ? S’inscrit-elle dans le cadre d’un plan de formation global pour mes collaborateurs ? Est-ce la bonne méthode pour former les équipe sur une problématique précise ? 

Le cahier des charges est le fil rouge de votre projet. Il vous permet de vous poser un maximum de questions en amont, pour anticiper les éventuels challenges à venir ! Le contenu doit être structuré, les méthodes expliquées et les questions techniques abordées. Ce travail de réflexion vous aidera à y voir plus clair sur le chemin à emprunter. Vous communiquerez ainsi sur votre vision du projet. 

Reste une question à se poser : Lorsque je finis de constituer mon cahier des charges, la version est-elle définitive ? Dois-je m’y tenir à tout prix ? 

De la contrainte naît la créativité 

Le cahier des charges, bien que cadré, doit rester un outil flexible. Il donne la direction dans laquelle aller. C’est une version théorique de la bonne conduite du projet. L’application opérationnelle pourra évoluer. 

Ce support à la discussion permet d’écouter et d’entendre l’ensemble des parties prenantes. Chacun a son expertise et sa vision sur son rôle au sein d’un projet de Digital Learning. Sans support écrit, les discussions et autres réunions pourraient durer des jours entiers. Et vous ne voulez pas ça ! Votre envie est d’aller vite, d’être concret tout en ayant un impact sur le quotidien de vos collaborateurs.

Einstein disait cette phrase très vraie : “En théorie, il n’y a pas de différence entre la pratique et la théorie. En pratique si.” Il est évident que pour certains projets, à court-terme et avec des budgets clairs, on ne pourra s’éloigner du cahier des charges fixé qu’en de rares exceptions. Lors de notre webinar, Philippe Lacroix expliquait qu’avoir un cadre permet d’en sortir plus facilement.

Apprendre à être agile

Il est important de pouvoir s’adapter, s’ajuster et être agile pour progresser. Rappelons-nous que le cahier des charges est une vision et non scénario rigide devant être respecté à la lettre, à l’image d’un texte de théâtre. Je n’ai rien contre le théâtre, rassurez-vous.  Le digital est une discipline encore jeune, qui évolue très vite. Des technologies impensables il y a quelques années sont  déployées au secteur de la formation. Je pense notamment à la réalité virtuelle. Certaines problématiques ou évolutions ne peuvent pas être prévisibles dans un cahier des charges rédigé quelques mois avant la délivrabilité de la formation. En revanche, ce qui doit être rigoureux et structuré est la réflexion de départ. Pourquoi choisit-on de construire ce projet de Digital Learning ? Pour quels objectifs ? Quelles cibles ? Dans quels délais ? Avec quel budget ? S’imposer un cadre de départ vous permettra ensuite d’être plus libre et créatif à l’intérieur même de ce cadre, tout en ajustant en temps réel le dispositif de formation.  Florence P., une participante au webinar résume bien l’idée que je viens d’aborder : 

“il y a deux cahiers des charges. Celui à respecter pour structurer. Un autre à ne pas respecter pour inventer. Le succès du projet arrive à la croisée de ces deux supports.”

Comment communiquer efficacement grâce au cahier des charges ? 

Lorsqu’on vous demande de réfléchir à un nouveau projet de Digital Learning, le cahier des charges n’est pas seulement réservé à vos commanditaires. Ce doit être le point de rencontre entre toutes les parties prenantes : collaborateurs, participants, sponsors et prestataires.  En plus de structurer votre pensée, c’est un formidable outil de communication en interne. Avec un bon support, validé par l’ensemble des parties, il est bien plus facile d’accompagner vos collaborateurs au changement dans leur approche de la formation. 

La communication interne : facteur de réussite

Une bonne communication sur votre projet vous assurera un soutien tout au long des actions nécessaires à sa mise en place. C’est donc un gage de réussite qu’il ne faut surtout pas négocier. Le premier jalon est alors le cahier des charges dans une version synthétisée et facilement communicable, par exemple. Si vous pensez votre programme de formation, seul derrière votre bureau, cela ne fonctionnera pas. Le cahier des charges est également un outil pour échanger avec l’ensemble des acteurs du projet : du commanditaire à l’apprenant en passant par les départements marketing et communication de votre entreprise. 

La discussion et l’échange vous permettent d’aborder les sujets de manière plus sereine, sans imposer vos réflexions. La contrainte est contre-productive, chacun doit donc se sentir écouté et compris, selon son périmètre d’action. Seriez-vous motivé si l’on vous présentait un projet de Digital Learning, pour lequel personne ne vous a sollicité, alors que vous êtes la première personne concernée ? 

Rédiger un cahier des charges est une bonne façon d’inclure, dès le début, tous vos collaborateurs au projet. Votre rôle est de raconter une histoire, celle que vous allez écrire ensemble sur de nouveaux projets de formations digitales. Communiquer permet de créer de l’engagement et de la motivation. 

L’importance de faire passer les bons messages, au bon moment

Communiquer sur un projet doit s’anticiper, avant même de le démarrer. Comment donner envie à vos collaborateurs et prestataires de travailler sur ce nouveau projet ? C’est la question centrale qui doit nourrir votre plan d’action de communication interne. Comment communiquer ? Quels messages faire passer ? Dans quel contexte ? À quel moment ? 

La rédaction du cahier des charges vous aide à répondre à ces questions. Et, si vous n’avez pas les réponses, posez ces questions, afin de vous trouver des alliés au sein de l’entreprise. C’est un jeu politique dont il ne faut pas avoir honte. Échanger avec d’autres Responsables de Formations, confrontés eux-aussi aux mêmes challenges que vous, peut aussi vous permettre de trouver des réponses à vos questionnements. Une simple recherche LinkedIn vous permet de rentrer en contact avec la plupart d’entre eux. 

Ce qu’il faut retenir
Le cahier des charges va plus loin que le simple fait d’écrire à quoi ressemblera le prochain projet de Digital Learning. Il vous permettra de :
Cadrer votre réflexion sur la problématique à résoudre
 Échanger plus facilement avec les parties prenantes en ayant un bon support
Communiquer en amont pour trouver des allés et des sponsors au sein même de votre entreprise
Fixer un cadre pour le projet et anticiper les challenges à surmonter
Votre cahier des charges est une version plus ou moins idéalisée de votre programme de Digital Learning. Ce n’est pas encore la réalité. La réalité est ce que vous allez véritablement créer. C’est en ayant une vision de départ claire et structurée que vous pourrez faire preuve d’agilité et de créativité, grâce à une approche pertinente. Êtes-vous prêt à vous lancer ?

Constituer son cahier des charges de Digital Learning

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Comment réussir à bien structurer son cahier des charges ?

Constituer son cahier des charges peut vite devenir un sujet qui impressionne et sur lequel vous n’avez pas envie de vous lancer. À l’image de votre projet de Digital Learning, il se co-construit avec l’ensemble des parties prenantes. Votre rôle en tant que chef de projet sera d’en être le garant. Lorsque l’on se lance, on ne sait pas vraiment par où commencer. Nous avons donc voulu vous accompagner dans vos premières réflexions afin que vous puissiez passer à l’action.

Lors de l’un de nos webinars animé par Philippe Lacroix – fondateur d’IL&DI, et accompagné de Gaël Dizet, fondateur de DG LEARN et ex-Digital Learning Manager chez SFR, nous nous sommes questionnés sur plusieurs points :

  • Comment accompagner ses collaborateurs à penser digital ?
  • Comment constituer un bon cahier des charges avec l’ensemble des parties prenantes ? Et qui sont-elles vraiment ?
  • Que doit-on inclure dans son cahier des charges pour démarrer sereinement un projet ?
Qu’est-ce qu’un bon cahier des charges ?

Commençons par une définition relativement simple de ce qu’est un cahier des charges. C’est en réalité l’expression utopique d’un projet. Je m’explique.  Lorsque l’on pense à un projet de formation en Digital Learning, il y a généralement un ou plusieurs objectifs à atteindre. Nous avons même parfois une représentation idéale de ce que serait notre programme de formation demain.  Le cahier des charges est donc là pour représenter et mettre par écrit votre vision du projet. C’est grâce à ce document que les échanges et les réflexions peuvent ainsi commencer. Sans rien de concret, les projets n’avancent jamais vraiment. C’est donc une base indispensable pour toutes les parties prenantes d’un projet de Digital Learning.

Un cahier des charges oui, mais pour qui ?

Bien entendu, votre cahier des charges et sa feuille de route ne seront pas réservés à votre seul usage. Bien au contraire, il faut pouvoir le diffuser à l’ensemble des personnes impactées de près ou de loin par cette nouvelle formation que vous construisez. Une question se pose alors. Quelle est donc la cible de mon cahier des charges ?  Nous allons voir l’ensemble des personnes qu’il faut garder en tête lorsque l’on rédige un tel document. Gardez en tête que pour chaque cible, le message et les objectifs seront parfois différents.

1) Les commanditaires : cadrer le projet

Vous devez être capable de transporter et donner une vision de ce qui va être fait et de ce qu’il est possible de faire en terme de contenus de formations. Votre rôle, au-delà de l’aspect opérationnel, est aussi de communiquer les bonnes informations aux commanditaires du projet. Il est également important de (re)préciser le contexte de l’entreprise. Il faut donc replacer ses actions dans le chantier global de transformation digital de l’entreprise.

“On parle d’un cahier des charges pour un projet sur une partie d’une formation lorsqu’il y a déjà eu un existant. Lorsqu’on aborde l’ensemble de la formation, il faut réfléchir au cadrage global du plan de formation et de sa transformation digitale” – Philippe Lacroix, fondateur du cabinet de conseil IL&DI.

Si l’on se place maintenant dans un cadre plus modeste où il est question de revoir une formation de deux heures, un cahier des charges, même succinct, reste impératif pour donner du contexte et de la valeur au projet. Par ailleurs, beaucoup d’entreprises n’ont pas, ou peu digitalisé la formation. Dans un cas comme celui-ci, il est alors intéressant de partir d’une feuille blanche afin de créer un contexte global et favorable de Digital Learning adressé à l’ensemble de vos collaborateurs.

2) Les acteurs du projet : anticiper son déroulement

Le contexte et le contenu sont traités de la même manière que pour les commanditaires du projet. En revanche, c’est sur la profondeur de la réflexion que les éléments diffèrent. Ne perdez jamais de vue l’objectif de la rédaction du cahier des charges ; celui-ci n’est pas fait pour faire plaisir à vos supérieurs, mais surtout pour aligner vos collaborateurs et les parties prenantes vers une seule et même direction.

Par exemple, il est possible que vos collaborateurs fassent de la résistance au changement. Pourquoi ? Parce que le changement est une forme d’inconnu, et l’inconnu fait peur. On est jamais sûr de ce qu’il va se passer. Votre rôle va être de les convaincre et de les accompagner quant à la manière de travailler. Une bonne conduite du changement est une des clés de succès pour vos projets de Digital Learning. Le cahier des charges vous facilite la tâche en anticipant le déroulement du projet pour que tout le monde puisse avoir une vision claire de ce vers quoi vous souhaitez aller. La présentation du cahier des charges à vos équipes comportera un niveau d’informations plus fin et détaillé que pour vos commanditaires.

3) Les prestataires : fixer les bases du contrat

Pour démarrer, vos prestataires auront besoin d’un maximum d’informations sur le contexte, les étapes à respecter et les personnes impliquées. Lorsque l’on parle de Digital Learning, l’approche de la formation est très différente. Il y a plus d’autonomie et d’accompagnement des apprenants. L’information ne circule pas seulement dans un sens : tout le monde est détenteur d’un savoir. Sur une formation plus classique, ce ne sont pas des questions que l’on va aborder.

L’expérience utilisateur et la communication autour du Digital Learning sont également des éléments à prendre en compte car différent pour une formation en présentiel. Ces informations doivent donc être mentionnées pour que ces sujets puissent être traités par des prestataires externes à l’entreprise. 

Nous venons de voir ensemble les trois grandes cibles de notre cahier des charges. La question est maintenant de savoir quelles informations va-t-on concrètement intégrer dans son document.

Que va-t-on préciser dans son cahier des charges ?

Il n’y a pas de vérité absolue sur les éléments à mentionner dans son cahier des charges. Il n’y a pas non plus de modèles pré-faits. Chaque projet est unique, avec son propre contexte et ses propres enjeux. Et pourtant, certaines catégories ne doivent pas être oubliées. Réfléchissons ensemble aux différents sujets à traiter.

  • Le contexte de la formation
  • Il doit arriver le plus tôt possible. C’est important de pouvoir positionner votre projet de Digital Learning dans un contexte plus global de l’entreprise. Où en est-elle dans sa transformation digitale ? Comment est perçu le sujet en interne ? Pourquoi mettre en place un tel projet aujourd’hui ?
  • Les objectifs de la formation et les processus pédagogiques
  • Dans cette partie, nous voulons du concret. Dans la mesure du possible, il faut réussir à quantifier ces objectifs et rentrer dans le détail des évaluations, des validations des acquis et des systèmes de contrôle à mettre en place.
  • Les intervenants au projet 
  • Il ne faut oublier personne ! Nous avons vu dans la première partie les trois catégories d’intervenants. C’est maintenant le moment d’aller en profondeur. Vous devez faire apparaître les experts, ces personnes prêtes à intervenir dans le cadre de votre formation. L’équipe pédagogique ainsi que toutes les équipes techniques pour la réalisation et la diffusion de la formation doivent apparaître clairement.
  • Il est aussi important de refaire un focus sur les collaborateurs que l’on souhaite faire monter en compétences. C’est pour eux que le projet verra le jour. Vous devez donc comprendre qui ils sont, ce qu’ils font au sein de l’entreprise, depuis combien de temps, leurs expériences, leurs disponibilités et leurs envies de formations. Il faut penser les inclure dans votre réflexion en les mettant à contribution sur certains sujets. De cette façon, ils accepteront bien plus facilement le changement dans les modalités et les méthodes de formation.

Avons-nous tout le monde ?

Et non ! C’est au moment de constituer son cahier des charges qu’il faut réfléchir plus global en se rapprochant des personnes extérieures qui auront un rôle indirect dans le projet. Je pense aux départements communication, commercial, marketing et direction générale. Les conditions de déploiement du projet doivent être optimisées sur toutes les cibles.

L’idée de sponsor est évoquée par Gaëlle Dizet, fondateur du cabinet DG Learn et ex-responsable formation chez SFR. Prenons un exemple pour être plus concret.
“Ma cible de formation représente les équipes commerciales de mon entreprise. Il serait intéressant de pouvoir se rapprocher du Directeur Commercial et le faire devenir sponsor du projet. C’est un jeu d’échec où il faut cartographier ses alliés, prévoir la route pour atteindre ses objectifs et suivre la stratégie fixée. Avoir un sponsor permet de légitimer plus facilement ses propres décisions.”

Enfin, il ne faut pas oublier les managers accompagnants. Ils sont en contact direct avec les collaborateurs apprenants. Convaincre ces managers est un des facteurs de réussite de votre projet. Sans leur soutien, les équipes ne pourront pas aménager leur temps de travail en fonction des contraintes de la formation. L’organisation quotidienne, la flexibilité du temps de travail et le suivi régulier des managers sont autant de sujets à prendre en compte, en amont du projet. C’est donc dans votre intérêt d’identifier, puis de vous rapprocher des ces personnes-là, au plus tôt.

  • Les contraintes et les exigences techniques 
    Sur cette partie, on ne peut pas prendre tous les choix définitifs dès la rédaction du cahier des charges. Il faut savoir rester flexible lorsqu’on parle de digital. Par contre, votre travail consiste aussi à lister toutes les réflexions en cours, même si les questions restent encore sans réponse lors de la mise en place opérationnelle.
  • Un exemple. Je n’ai pas encore de plateforme de Digital Learning. C’est un fait, mais cela ne signifie pas qu’il est impossible pour vous de commencer à rédiger votre cahier des charges. Le même schéma peut aussi s’appliquer sur des aspects plus opérationnels : des vidéos sont-elles à prévoir ? Des interviews ? Des lives ? Des animations en motion design durant la formation ?
  • Les orientations pédagogiques
    Comment aborder la formation ? Voici la question à laquelle vous devez répondre au sujet de la pédagogie de votre nouvelle offre de formation. Parle-t-on d’informations descendantes dans le cas d’une formation sur la réglementation ? Ou bien collaborative ? Plutôt formelle ou informelle ? Avec des experts internes, ou non ?
  • Définition des KPIs
    Quelle que soit l’ampleur du projet, sans indicateurs à mesurer, il n’y a aucun intérêt. À la fin de votre formation, vous êtes capable de constater le delta entre vos objectifs et les résultats opérationnels.
  • Comme dans toute entreprise, on recherche la performance et la rentabilité Et cette performance se calcule. Il y a une dizaine d’années, on parlait en terme de budget et de dépense. Le digital nous permet d’obtenir facilement de la data. Grâce à la récupération de toutes ces données, nous sommes maintenant capables de mesurer l’impact et l’efficacité d’une formation. Le retour sur investissement de vos actions est désormais quantifiable. C’est un atout de taille lorsque vous souhaitez proposer de nouveaux projets dans la continuité de vos précédents succès. “Former, c’est bien, mais si cela n’a pas d’impact, la formation ne sert à rien puisqu’elle ne rapporte rien” – Philippe Lacroix, fondateur du cabinet de conseil IL&DI.
    Ces critères et ces indicateurs peuvent être construits avec vos n+1 et managers pour permettre à tout le monde de viser la même direction.
  • Budgets et délais
    Cela parait évident, mais il est bon de le préciser. C’est dans un cahier des charges que les budgets et les délais de réalisation trouvent leur place. Pour terminer sur les spécifications, il n’est pas forcément nécessaire de rentrer dans le détail de chaque scénario de formation. Ces sujets peuvent être traités dans un second temps, dans un document annexe, une fois le cahier des charges validés.

Les scénarios devront être le plus précis possible lorsqu’ils seront partagés pour éviter les écarts de vision entre le commanditaire et les parties prenantes.

Ce qu’il faut retenir
Constituer son cahier des charges demande du temps et de l’engagement. C’est une construction collective d’un projet plus global de Digital Learning. Il faut donc prendre le temps de réfléchir, avant de le partager à l’ensemble des parties prenantes : du commanditaire aux apprenants en passant par les prestataires. Bien qu’il n’y ait pas de règles formelles de présenter pour un cahier des charges, nous avons vu que certaines parties ne doivent pas être oubliées.
Le Digital Learning évolue sans cesse, de nouvelles méthodes arrivent chaque année. Vous ne pourrez jamais tout couvrir dans votre cahier des charges. C’est aussi un atout vous permettant de garder une certaine flexibilité dans vos actions et prises de décisions.
Certaines questions resteront sans réponse sur les premières étapes du projet, mais ce n’est pas grave. Votre cahier des charges vous permettra de garder un cap et un objectif, tout en vous permettant de faire quelques écarts de temps en temps.

Constituer son cahier des charges de Digital Learning

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Cahier des charges : pourquoi est-il impératif pour la bonne conduite de vos projets ?

Dans un précédent article, nous sommes revenus sur la nécessité de rédiger un cahier des charges pour un projet de Digital Learning. Lorsque nous abordons la question du digital, l’association entre nouvelles technologies et projets flexibles est vite arrivée.  

Or, être agile dans la conduite de ses projets ne se résume pas à une culture de l’oral. Des supports doivent être créés pour être ensuite discutés, partagés et validés par l’ensemble des parties prenantes du projet.  Nous allons donc envisager les scénarios et les risques qu’il peut y avoir lorsqu’un projet démarre sans aucun écrits, ni cahier des charges.

Pourquoi constituer un cahier des charges si je n’ai pas de prestataires de formation ? 

La notion de prestataires peut très bien s’appliquer aussi en interne. Même si vous n’avez pas besoin de faire appel à un prestataire externe, vous aurez besoin de coordonner une ou plusieurs équipes au sein même de l’entreprise.  Comment allez-vous réussir à communiquer le même niveau d’informations et la bonne répartition des rôles, sans feuille de route précise ? Il faut donc voir ce cahier des charges comme un outil indispensable tant pour le cadrage, que le pilotage du projet. Il permettra ainsi aux différentes équipes de connaître le contexte général, les interlocuteurs, mais aussi leur périmètre d’actions et les deadlines associées. 

Projet agile : peut-on cadrer le projet au fil de l’eau ? 

L’agilité est une méthode bien particulière pour mener à bien un projet. Les cycles de recherche et développement sont très courts avec une conduite bien cadrée. La liberté d’action se retrouve durant les phases de développement.  En revanche, le développement et le déploiement du projet sont très structurés. C’est un des rôles fondamentaux du cahier des charges : donner une ligne directrice et un cap à atteindre à l’issue du projet. 

Chacune des parties prenantes est généralement experte dans son métier. Elles détiennent toutes une partie du savoir et des bonnes pratiques pour mener à bien un chantier de Digital Learning. Un document écrit vous permet alors de prendre en compte l’ensemble de leurs remarques pour co-construire les fondations de votre projet.  Sans un document structuré, vous prenez ainsi de gros risques sur le résultat. La réflexion en amont et la définition des étapes à franchir permettent d’augmenter vos chances de succès. 

Sans cahier des charges, un projet peut-il se terminer ? 

Lorsque vous réfléchissez à la structure de votre document, une des parties à ne pas négliger concerne les différents jalons et deadlines pour chaque action. Sans cette précision, chaque équipe restera dans l’incertitude, sans savoir à quel moment démarrer. Les choses se compliquent alors lorsque vous travaillez avec plusieurs équipes, dont certaines tâches de l’équipe B dépendent des actions de l’équipe A. Lorsqu’il va falloir rassembler l’ensemble des contenus sur une plateforme de formation, vous serez alors dans l’incapacité de fédérer vos collaborateurs autour d’un objectif commun. 

En revanche, il peut très bien arriver que vous ne sachiez pas construire un cahier des charges. Il est alors tout à fait possible d’être accompagné par un prestataire pour commencer sa rédaction. La réflexion est commune et permet d’avancer par itérations successives jusqu’à avoir une version partagée et validée avec l’ensemble des parties inhérentes au projet. 

Ce qu’il faut retenir
Le risque 0 n’existe pas ! Décider de ne pas rédiger un cahier des charges, c’est aussi faire le choix de prendre tous les risques. Sans ce document, votre projet a 99% de chance de ne jamais voir le jour, puisque vous n’aurez :

  • aucune validation de vos commanditaires ;
  • pas de cible(s), ni d’objectif ;
  • aucune équipe sur laquelle compter.

Retenez une chose : le cahier des charges est votre socle de réflexion autour d’un projet commun. La rigueur et la liberté d’action vous permettront d’être créatif en temps voulu. 

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Démarrer la rédaction de son cahier des charges : les étapes

Lorsqu’on parle de Digital Learning, on pense à l’évolution et à la transformation de la formation en entreprise. On se prend à rêver de réalité virtuelle, de MOOC interactifs, et de sessions intenses de partage. Le digital et les nouvelles technologies vous permettent aujourd’hui de réfléchir plus sérieusement à toutes ces nouvelles méthodes permettant à vos collaborateurs d’apprendre mieux.

L’objectif est donc clair : encourager vos collaborateurs à acquérir de nouvelles  compétences, de manière continue, ludique et sans contraintes. Et, pour y arriver, il ne suffit pas de claquer des doigts. Malgré les idées reçues, même lorsque l’on parle de digital, le cahier des charges n’est pas devenu obsolète. C’est un document de référence pour cadrer et communiquer sur votre projet. Il est parfois oublié, souvent mis de côté, mais reste un allié de choix dans la réussite de votre prochain projet de formation.  Responsables de formation, il est désormais temps de se réapproprier le cahier des charges pour en faire un réel outil de communication et de planification.

Philippe Lacroix, fondateur du cabinet de conseil IL&DI, et Gaël Dizet, fondateur du cabinet DG Learn et ex-responsable formation chez SFR ont pris le temps de répondre à nos questions sur l’importance du cahier des charges et les bonnes pratiques à garder en tête lors de sa rédaction. Revenons ensemble sur la nécessité de réfléchir et de rédiger son cahier des charges avant même de démarrer son projet de formation. Voici les points que nous vous proposons d’aborder :

  • Quel intérêt pour un Responsable de Formation de rédiger un cahier des charges ?
  • Comment structurer son cahier des charges ?
  • Quels sont les objectifs d’un bon cahier des charges ?
  • Quels sont les risques à anticiper si l’impasse est faite sur un document de référence comme le cahier des charges ?

Ce contenu concret et directement actionnable vous permettra de structurer, dès demain, votre rédaction.

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Pourquoi et comment les entreprises forment leurs salariés à distance ?

2020 restera une année exceptionnelle à bien des égards, y compris dans le domaine de la formation et des compétences. Les changements qui se sont produits dans ce domaine sont les plus conséquents et les plus rapides depuis plus de 20 ans ! Mais quels sont ceux qui ont vocation à durer et dans quelles proportions ?

La formation professionnelle a été mise à l’épreuve du distanciel avec la crise sanitaire et aujourd’hui, ce n’est plus un secret ou une rumeur, il est stratégique d’intégrer de manière pérenne ces formations 100% à distance dans le plan de développement des compétences des entreprises. C’est d’ailleurs l’avis de 93% des répondants de notre dernière enquête Unow*, comme le montrent les chiffres ci-dessous.

Rappelons qu’en 2018, environ 6% des formations seulement étaient délivrées en 100% digital ! Découvrons maintenant les enjeux qui motivent cette montée en puissance de la formation à distance.

Les enjeux prioritaires de la formation à distance 

Si la formation à distance prend une place inédite, ses enjeux ne sont pas liés uniquement à la crise sanitaire et économique.

Se former à son rythme 

C’est une des plus-values évidentes de la formation à distance. Cet atout est souvent associé aux notions de flexibilité et de souplesse. Le participant, placé comme acteur central du dispositif pédagogique, peut choisir les moments qu’il consacre à l’acquisition de nouvelles compétences. Attention toutefois à s’assurer de l’autonomie réelle des apprenants ainsi qu’aux conditions de son exercice dans l’environnement professionnel comme personnel (charge de travail, matériel technique, espace adapté, etc).

À noter que si la flexibilité temporelle est un atout pour mieux intégrer la formation dans le quotidien des équipes, la flexibilité géographique devient plus importante qu’auparavant. En rendant la formation plus accessible, cette flexibilité permet aussi de se former sur des temps qui n’étaient pas envisageables autrefois (pendant un trajet en train, à son domicile, pendant un voyage, etc).

Aider à la transformation digitale de l’entreprise

Ce qui était déjà vrai il y a six ans l’est d’autant plus aujourd’hui. La formation digitale est considérée par les fonctions RH comme une solution répondant aux enjeux de transformation digitale.

Ainsi, on vise à « faire du secteur de la formation le fer de lance de la numérisation de l’entreprise » (Boboc & Metzger, 2018). Le rôle de la formation est alors, d’une part, d’accompagner les orientations stratégiques visant à la transformation digitale des organisations et, d’autre part, de l’incarner en y contribuant directement par sa propre digitalisation. Comme le soulignent les deux sociologues dans leur étude de cas d’une grande multinationale, ceci implique en premier lieu de former les acteurs de la formation (formateurs, ingénieurs pédagogiques, concepteurs, responsables de formation, etc.) pour qu’ils développent leurs propres compétences et expertises vis-à-vis des outils numériques utilisés en formation en vue de proposer, dans un second temps, une offre de formation digitalisée et adaptée aux enjeux de développement des compétences liés à la transformation digitale.

Réduire les coûts

Cet enjeu ressort souvent dans nos études, et il est important de bien l’analyser. La réduction des coûts peut se faire à plusieurs endroits :

  • la réduction des coûts logistiques de la formation (déplacements, hébergements, salle de formation, temps mobilisé) ;
  • la réduction des coûts liés à l’industrialisation de la production et de la diffusion (un module de formation en ligne peut être suivi par un nombre potentiellement illimité de personnes) ;
  • la réduction des coûts pédagogiques pour des formations déjà créées par des prestataires (internes ou externes) facilement amortissables et donc souvent moins chères.

Sur la question des coûts, il faut cependant être vigilant. La tendance étant de réintégrer l’humain dans la formation digitale, il ne faut pas réduire une formation en ligne aux simples coûts de création et d’hébergement. L’accompagnement par un formateur, qui est indispensable pour permettre une réelle montée en compétence, pour favoriser l’engagement et pour maintenir la motivation, doit aussi être intégré dans les coûts. Attention également, les formations en ligne sur mesure coûtent plutôt cher, et nécessitent donc un nombre important de participants pour amortir l’investissement. Dans notre sondage, la réduction des coûts arrive en troisième position, c’est un enjeu important pour les services formation confrontés à la crise économique et à une forte sollicitation de la formation en entreprise.

Optimiser l’efficacité des formations

Cet enjeu arrive en 4ème position dans notre dernier sondage et cela nous a beaucoup surpris. C’est une opinion qui reste encore minoritaire dans notre échantillon et dont on espère qu’elle évoluera. La formation à distance ainsi que les nouvelles modalités de formation offrent des possibilités souvent inégalées par la « norme » du stage de formation de deux ou trois jours en présentiel. Sur un plan pédagogique, la formation à distance permet de nombreuses situations favorisant le développement des compétences des participants :

  • étaler l’apprentissage dans le temps ;
  • permettre d’apprendre à son rythme ;
  • pouvoir mettre en pratique à tout moment et favoriser l’expérimentation ;
  • pourvoir mettre en pratique en situation de travail ;
  • avoir des boucles de feedbacks après les mises en pratique (fictives ou réelles) ;
  • pouvoir mesurer avant, pendant et après la formation l’évolution des comportements et des compétences de chaque apprenant ;
  • etc.

Mais la réflexion même de l’efficacité dans le champ de la formation professionnelle reste un sujet épineux. L’efficacité recouvre en effet des réalités bien différentes selon les points de vue retenus (participant, responsable formation, formateur, entreprise, etc.). Elle implique une formalisation des objectifs à atteindre dès le début du projet, des indicateurs d’évaluation et une évaluation.

De notre point de vue, ce devrait être le premier enjeu pour recourir aux formations distancielles. Cela rejoindrait une problématique dont beaucoup de DRH nous font part : pouvoir enfin mesurer le ROI (retour sur investissement) de la formation.

<< L’efficacité de la formation ne remonte pas encore parmi les principaux enjeux perçus par les responsables formation. Pourtant, le digital permet à la fois de renforcer cette efficacité et d’évaluer objectivement l’impact de la formation. Il faut s’en saisir ! Tweadupcenter >>

L’évolution des tendances : dispositifs et modalités de formation

La modalité dominante selon notre dernière étude sera désormais le blended learning*.

*Blended learning : On parle aussi de formation mixte, cela désigne les dispositifs de formation articulant du présentiel et du distanciel au sein d’un même parcours pédagogique.

Cette modalité a régulièrement du succès dans les baromètres de la formation. Mais ce qui est inédit, c’est qu’elle passe en première position chez quasiment trois quarts des répondants de notre dernière étude.

Cette évolution importante s’explique par trois phénomènes :

  • la formation se digitalise à vitesse grand V ;
  • le présentiel, très dominant jusqu’à présent, garde encore de la place dans les dispositifs de formation, il ne disparaît pas ;
  • les entreprises cherchent avant tout à optimiser les dispositifs de formation, ce qui se fait facilement en alliant présentiel et distanciel au sein d’un même dispositif de formation.

Quand on regarde de plus près parmi ces entreprises qui privilégient désormais le blended learning , elles estiment que la deuxième modalité la plus utilisée sera la formation 100% distancielle. Devant la formation 100% présentielle !

Cette tendance est directement liée au travail à distance. Or quand on voit que le télétravail s’est installé durablement dans les entreprises, on peut en déduire que ce classement des modalités sera lui aussi durable.

Passons aux modalités de formation en ligne, qui sont multiples et qui coexistent dans les stratégies de formation des entreprises. Voici leur répartition selon notre dernière enquête :

À noter que les participants pouvaient choisir plusieurs modalités

85% Modules e-learning (vidéos et quiz) Ces modules sont majoritairement intégrés dans les entreprises depuis plusieurs années. Ils permettent d’acquérir et de consolider des connaissances (≠ compétences), et la complétion* est faible (5 à 10% en moyenne).

*Complétion : Il s’agit du ratio représentant le nombre d’apprenants ayant terminé la formation sur la base du nombre d’apprenants qui l’ont commencée.

Les modules e-learning sont, sans surprise, la modalité la plus représentée, et devraient le rester ces prochaines années. Pour autant, ces modules répondent rarement à des objectifs de montée en compétence et s’inscrivent généralement dans des politiques d’acculturation et de microlearning.

57% Classes virtuelles Les classes virtuelles étaient déjà une modalité fréquemment utilisée, et leur utilisation en formation a explosé depuis le confinement. Avec un écueil récurrent : des formats souvent descendants, alors qu’ils gagnent à être participatifs et associés à des ressources asynchrones pour un dispositif flexible et efficace.

Attention à la tentation d’une numérisation massive des contenus ou d’une simple transposition du présentiel en classe virtuelle. Il y a un « échec à chaque fois que l’on pense que la médiation des savoirs passe la seule médiatisation technique » (Linard, 1990) 

C’est notamment le cas lorsque des formations en présentiel sont basculées telles quelles en classes virtuelles. Surtout sur plusieurs journées consécutives. Cette pratique est fortement dénoncée pour son inefficacité, et son utilisation abondante pendant le confinement a même généré un nom : la « zoomification des formations » (en référence à Zoom, l’un des célèbres outils de classe virtuelle). Si la classe virtuelle est un formidable outil, en tant que tel ou au sein d’autres dispositifs de formation, elle doit, pour être efficace, reposer sur les principes d’une formation : favoriser les échanges, rendre les participants actifs et laisser de la place à l’accompagnement de chacun. Sinon, la “fatigue cognitive” des apprenants les fera vite décrocher. 

33% SPOC (formations digitales et tutorées) Cette modalité apparue en 2014 continue son ascension, avec une complétion forte (93% en moyenne en 2020 chez Unow). Le SPOC repose sur un accompagnement individuel, de l’apprentissage en groupe et de l’apprentissage par la pratique.

Le format SPOC est notre spécialité chez Unow depuis 2014. C’est un dispositif de formation qui est à la fois efficace et humain. Il s’agit de formations 100% en ligne avec des sessions d’animation qui s’étalent sur 4 à 6 semaines. Ici le digital est utilisé pour faciliter l’alternance entre la situation de formation et la situation de travail, pour que la mise en pratique et la montée en compétence soient liées à la réalité opérationnelle de chaque participant. Ce format est l’équivalent d’une formation présentielle de 2 ou 3 jours. SPOC (formations digitales et tutorées).

Et pour terminer, voici les deux dernières modalités du classement, réservées à des projets souvent plus spécifiques et non adaptables à tous les thèmes de formation :

6% Dispositifs impliquant des nouvelles technologies (Réalité virtuelle, réalité augmentée, objets connectés…) Des dispositifs encore peu utilisés malgré une forte attractivité. Depuis 2017, ils sont perçus comme pertinents sur des projets spécifiques et non sur les formations les plus répandues dans les entreprises.

4% Serious game Après un déclin depuis plusieurs années, souvent pour des motifs budgétaires et un manque de souplesse, les serious game deviennent des projets rares dans les entreprises.

* Nous avons mené une enquête nationale en juin et juillet 2020, auprès de 600 fonctions RH et formation d’entreprises de plus de 250 salariés.

Découvrez notre infographie sur l’évolution des compétences et stratégies de formation en entreprise

Résultat d’un étude sur 600 fonctions RH & formation d’entreprises de plus de 250 salariés


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3 bonnes raisons d’impliquer les managers dans la formation

3 bonnes raisons d’impliquer les managers dans la formation

Les managers ont un impact décisif sur l’apprentissage de leurs collaborateurs. Pourtant, beaucoup d’entre eux restent encore trop en retrait, si ce n’est absents dans le suivi et dans l’accompagnement de la formation. Manque de temps, de considération, difficulté à comprendre comment s’impliquer, les raisons sont nombreuses. Du côté des entreprises, l’urgence est d’engager les salariés vers les dispositifs de formation. Si la rencontre semble être toute trouvée, dans les faits, la situation est différente. Managers et Responsables Formation ont encore du mal à trouver le parfait équilibre. Quelle posture adopter en tant qu’entreprise ? Quand le faire ? Voici 3 bonnes raisons pour mieux impliquer les managers dans la formation de leurs collaborateurs.

1. Ils sont au plus près des besoins du terrain

Le rôle du manager de proximité est d’être proche de ses équipes, en étant au plus près d’eux sur le terrain. Grâce à cette présence de tous les instants, le manager est le plus indiqué pour recueillir un besoin de formation. Dans certains cas, il peut s’apercevoir d’un besoin de compétence particulier et préconiser lui-même une formation, en se référant au catalogue interne de l’entreprise. En s’imprégnant des problématiques de terrain, le manager sait comment accompagner son collaborateur dans l’application des compétences nouvellement acquises. Il tient compte également de l’évolution des missions qui émergent au fur et à mesure de l’année.

Nos managers sont à l’initiative de projets de formation intra-entreprise, ils participent aux réunions avec nos prestataires pour aider à personnaliser la formation aux besoins du terrain

En cas de formation intra-entreprise, le manager peut faire remonter des besoins métiers à l’organisme de formation, afin de coller au mieux à la réalité du terrain. Il peut aussi, dans certaines situations, collaborer avec le service formation pour confirmer la pertinence d’un parcours d’apprentissage et valoriser le plan de carrière de son collaborateur.

2. Ils favorisent l’achèvement de la formation

D’après notre enquête réalisée durant le Printemps de la Formation, votre objectif numéro 1 en tant qu’entreprise est de faire en sorte que vos salariés arrivent au bout de leur formation. Saviez-vous que le manque de plages horaires dédiées à la formation est l’une des principales causes d’abandon des participants ? Maintenant, oui. Là encore, les managers ont un rôle à jouer. Et c’est encore plus vrai quand un collaborateur s’engage dans une formation à distance sur plusieurs semaines.

Dans ce cas, le manager peut profiter de ses points hebdomadaires pour y intégrer de nouveaux réflexes, comme :

  • vérifier que le collaborateur dispose bien de temps dédié à sa formation
  • clarifier l’impact de la formation sur l’évolution de carrière du collaborateur
  • formaliser des retours quant à l’application des compétences acquises
  • vérifier que ces compétences peuvent s’ancrer durablement dans l’entreprise
  • échanger autour des modalités d’organisation du suivi de la formation

Exemples de questions à poser durant un échangeQuels sont les objectifs que tu souhaites atteindre ? Comment comptes-tu mettre en œuvre tes nouvelles compétences ?  Quand vas-tu suivre ta formation ?  As-tu réservé des plages horaires dans ton agenda ? As-tu le matériel nécessaire ? Comment te sens-tu vis-à-vis de cette formation ? Est-ce que ça va aller avec ton projet en cours ? Comment vas-tu t’organiser ? 

 
3. Ils boostent l’ancrage des compétences

Le manager est un partenaire redoutable pour lutter contre la déperdition des compétences. Imaginez : vous avez investi du temps à mettre en place une formation, le collaborateur a investi du temps à la suivre, pour finalement ne retenir que 20 % des connaissances vues durant son parcours. Bonjour le retour sur investissement. Pour éviter cette situation, utiliser les managers peut-être un excellent moyen pour favoriser la mise en pratique dans le quotidien du salarié. Rappelez-vous : l’ancrage dans le réel est le moyen le plus efficace pour augmenter naturellement l’engagement de vos salariés.

En plus, on retient beaucoup mieux en faisant ! On appelle cela le «learning by doing» et contrairement aux idées reçues, c’est aussi valable pour les formations à distance. Néanmoins, suivre la montée en compétence d’un collaborateur demande une certaine latitude dans l’agenda d’un manager. Rares sont ceux qui disposent d’outils leur permettant de gagner du temps. Pour les aider, nous mettons à leur disposition une fiche de suivi disponible dans notre livre blanc, comprenant une liste de points à aborder lors d’un entretien de suivi de formation. Elle est pas belle la vie ?

Cette mise en place de la pratique donnera à la formation son plein potentiel et toute sa valeur. D’un côté, le manager accélère la prise de compétence, transpose les acquis de façon perceptible et empêche les éventuels décrochages. De l’autre, le salarié met en pratique ses acquis avant la fin de sa formation, obtient des retours constructifs et ancre durablement ses nouvelles compétences dans l’entreprise.

Comment impliquer les managers dans la formation de leurs collaborateurs ?

Découvrez pas-à-pas comment préparer et accompagner vos managers à devenir acteurs de l’apprentissage de leur équipe.


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